Une ballade parisienne

Après les 2 CV mythiques qui circulent dans Paris depuis quelques temps pour faire visiter la capitale aux touristes, ce dimanche 30 mai, les parisiens ont pu apercevoir une vingtaine de jeeps. Et oui l’association Miljeep a organisé dimanche dans la matinée une promenade dans les rues de la plus belle ville du Monde au volant d’un véhicule qui lui est propre: la Jeep !!

Par Tayp’

Un rendez-vous matinal était donné à tous les passionnés de jeeps dimanche 30 mai sur l’avenue Mendès France, près d’Austrelitz à Paris. Ce sont près de vingt-cinq véhicules qui se sont regroupés à 8h15 du matin sous un ciel mitigé. Des jeeps bien entendus, mais uniquement de collection; c’est à dire des Willys, des Ford, des Mutts ou encore des Hotchkiss !! La philosophie de la promenade était bien une promenade, cela sous entend qu’aucune tenue ou arme n’avait sa place dans le convoi.

Les jeeps réunies avenue Mendès France

8h30, début des hostilités. Les organisateurs distribuent les « Roadbooks » aux différents conducteurs et attribuent un numéro pour deux jeeps. En effet le rassemblement n’ayant rien d’officiel, la promenade se fera par deux voitures, lâchées successivement à trois minutes d’intervalles. Les consignes de sécurité et les informations générales données, les voitures ayant reçu le numéro 1 se mettent en place. Ainsi de suite les groupes partent à l’aventure, pendant ce temps les retardataires arrivent et reçoivent les informations pour la promenade. Notre tour arrive; ayant tiré le numéro 7, notre jeep « La Curieuse » s’avance sur la ligne de départ!! Pilote: Eric; Co-pilote: Nicolas. Dans la seconde jeep de notre groupe se trouve notre ami Philippe. Et nous voilà partie pour plus de trois heures de ballades. Après avoir fait quelques tours sur la rive droite, on se rabat sur la rive gauche et de nouveau on traverse la Seine pour arriver sur la rive droite.

"La Curieuse"

Rapidement les trois minutes d’intervalles mises avec soin par les organisateurs entre les groupes sont oubliées. Une fois on rattrape ceux de devant, ensuite ceux de derrière nous rattrapent et ainsi de suite. Nous allons nous retrouver à neufs jeeps garées place Saint Sulpice pour boire un petit café. Un tantinet respectueux des consignes données nous repartons en différés de la place, normalement très jolie, mais en ce moment en travaux … Sur le parcours était prévu des moments où la jeep doit se vider de ses passages. Le conducteur a quelques rues à emprunter, avant de retrouver ses compagnons de routes qui doivent prendre un passage accessible qu’aux piétons. Ce fonctionnement sera prévu trois fois le long du parcours permettant aux passages de se dégourdir les pattes et de voir de jolies passages, places ou ruelles…

Les conducteurs attendant leurs passagers se promenant sur la place du Palais Royale

Parti depuis déjà deux heures, « La curieuse » arrive sur la célèbre place Vendôme accompagnée de la jeep de notre ami Philippe et quelques autres véhicules récupérés au hasard des derniers kilomètres. A notre surprise est organisé sur la place la présentation de voitures de sports pour un Rally, sans doute prestigieux vue la qualité des voitures. Nous revoilà 65 ans en arrière lors de la libération de Paris, un public nombreux autour des voitures… En une minute les photographes et les personnes venues voir les Porsche et autre Ferrari se retournent vers nous et nous volons la vedette. L’organisateur présent sur la place, regroupe les jeeps autour de la statue centrale. Et voilà une petite pause improvisée sur un des lieux des plus luxueux de Paris et surtout juste en face du ministère de la Justice … Nous qui craignons que la police disperse la manifestation … Enfin nous remarquons que nos bons vieux ânes à tout faire ,intéressent beaucoup des asiatiques très présents dans la capitale.

Les jeeps réunies place Vendôme.

Après ce petit regroupement fort sympathique, les couples de voitures sont relancés avec un léger intervalle pour éviter de rouler en convoi. La ballade se poursuit du Louvre à la Place de la Concorde à la remontée des Champs Elysée à l’Ecole Militaire où se trouve le point d’arrivée. Les vingt-cinq jeeps sont réunies et bien alignées au fur et à mesure des arrivées. Pour discuter de la ballade, des moments forts de chacun et bien entendu discuter de nos pépères préférés, rien de tel qu’un 3-C: Casse-Croute Capot !!! Avant que les premiers ne partent on fait une photo de groupe.

Photo de groupe devant l'Ecole Militaire

Voilà que la matinée s’achève et chacun repart dans son coin après une dernière poignée de main en se promettant de remettre ça l’an prochain. Mais cette fois-ci un thème sera choisi pour la ballade: peut être « La 2ème DB dans Paris en août 44 » … A voir !! En tout cas on compte sur vous !!

Merci aux participants et organisateurs pour ce bon moment !!

Plus d’informations:

=> groupe organisateur: www.miljeep.com

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Hommage à trois aviateurs de la RAF

Je suis resté silencieux pendant quelques temps car je travaillais sur un projet qui me tenait particulièrement à coeur. Celui-ci s’est achevé fort positivement le 22 mai dernier. De retour parmis vous, je vous propose un petit reportage qui résume ce que j’ai fait pendant ces derniers mois.

Par Hellfire62

En fait pendant presque 18 mois, J’ai travaillé sur l’historique d’un Blenheim MK IV abattu par la Flak allemande et tombé sur le territoire d’Haucourt, le 22 mai 1940. C’était en pleine bataille d’Arras et les trois membres d’équipage reposent depuis juillet 1942 dans le cimetière du village. La municipalité souhaitait se mettre en quatre pour le 70ème anniversaire. Aussi j’ai proposé mon aide pour les recherches et la mise en place d’une exposition ayant pour sujet mai-juin 1940, la bataille d’Arras et l’histoire de cet équipage. Il y a eu de longs mois de travail mais au final l’opiniâtreté du maire, Mr Dubus, des membres du conseil municipal et l’engouement de la population de ce petit village de 240 habitants ont permis d’aboutir. Nous avons retracé le parcours de l’équipage du Blenheim L9184 du Squadron 57. Nous sommes parvenus également à retrouver des descendants du Pilot Officer Roi Leonard Saunders, du Sergeant Samuel Frank Simmons et de l’Aircraftman 1st class George Ross Pirie.

L'hommage au cimetière communal d'Haucourt : de nombreuses personalités et militaires étaient présents.

A l’origine, les chances d’atteindre notre objectif étaient minces car l’avion était tombé en pleine période d’exode. Il n’y avait pas de témoins directs à Haucourt ayant assisté à la chute du bombardier. Pourtant certains habitants se rappelaient assez précisément l’endroit où le Blenheim était tombé. L’avion s’était écrasé à 12 km au Nord-est d’Arras, au lieu dit « l’Embuchate », sur le territoire d’Haucourt. Les aviateurs avaient été ensevelis par des soldats allemands sur le lieu même du crash. Entre mai 1940 et juillet 1942, une dame d’un village avoisinant avait entretenu la tombe collective et malgré l’interdiction formelle des autorités allemandes, nombreux étaient les villageois et les villageoises qui venaient fleurir le tombeau. Nous avons fini par retrouver quelques photos qui en témoignaient.

Le piquet d'honneur était assuré par les aviateurs de la BA 103 "Commandant Mouchotte" de Cambrai.

En juillet 1942, suite à un ordre de la Kommandantur, les corps furent exhumés et ensevelis en tant qu’inconnus dans le cimetière communal d’Haucourt. Après la guerre, l’unité de recherche et d’enquête numéro un de l’armée britannique a obtenu une autorisation et a procèdé à deux exhumations pour identification précise. Mais les trois corps ne seront formellement identifiés qu’en 1949. On aura même la surprise de découvrir les ossements du chien du pilote déposés à côté de celui-ci ! Depuis le CWGC a fait ériger trois pierres tombales et le temps a passé. La mémoire collective s’est étiolée, les rares témoins ont disparu, 70 ans ont failli avoir raison de l’histoire de trois héros anglais ordinaires…

Les familles et amis des 3 aviateurs disparus.

En mai 2008, l’équipe municipale du village change et j’ai le plaisir de constater que le nouveau maire est très empreint du devoir de mémoire. Il est de plus un passionné d’aviation. Nous organisons dan un premier temps pour le 11 novembre une exposition en souvenir des enfants d’Haucourt tombés au champ d’honneur pendant la Grande Guerre. C’est à cette période que nous commençons à nous intéresser de près à l’histoire du crash et que nous prenons la décision de marquer le coup pour le 70ème anniversaire, le 22 mai 2010. Je me suis alors proposé pour effectuer les recherches, conjointement avec la mairie.

Après l'hommage au cimetière, nos invités découvrent la stèle commémorative.

Pendant des mois, il a fallu consacrer des heures sur des sites historiques de la RAF en grande Bretagne, envoyer des dizaines de mails à des journaux locaux en Angleterre, joindre le musée de la RAF, contacter le CWGC pour retrouver cette histoire paisiblement endormie. Ces diverses actions nous ont permis de connaître des spécialistes de la guerre aérienne dans la région comme Hughes Chevalier, Jocelyn Lelercq ou encore Pierre Ben. Ceux-ci spontanément nous ont aidés et conseillés. Nous les remercions vivement. A l’été 2009, nous savions avec précision ce qu’il s’était passé. Nous avons alors décidé de placer la barre un peu plus haute en tentant de retrouver des descendants de chacun des trois aviateurs.

Instant symbolique et émouvant devant les caméras de FR3.

Nous avons fait choux blancs pendant de longs mois, se heurtant parfois à l’opposition de l’administration britannique. Les seuls éléments en notre possession étaient les adresses des familles (datant de 1949 !) et malheureusement plus d’actualité. Nous étions aussi certains que deux d’entre-eux avaient eu une descendance car les inscriptions commémoratives des familles en bas des stèles en attestaient. A L’été 2009, pour sortir de l’impasse je décide d’utiliser mon expérience de généalogiste pour tenter des recherches en Grande Bretagne. Là encore la mission s’est avérée difficile car les noms de nos trois aviateurs étaient assez courant outre-manche. Pourtant en août, je découvre un site de généalogie national dédié aux porteurs du patronyme « PIRIE » qui s’avère être un nom d’origine écossaise. Je décide alors d’y laisser en anglais un message retraçant l’histoire de l’avion et de son équipage et demandant de l’aide à ceux qui pourraient connaître une éventuelle descendance. Finalement en décembre 2009, je reçois avec surprise un mail de Doreen, cousine de la propre fille du mitrailleur Georges Pirie. Par un hasard incroyable, je découvre que l’épouse de Georges, Doris Anderson vient juste décéder le même jour ! Doreen me promet de parler de ma demande avec sa cousine Jacqueline Stewart, fille de George, qu’elle doit voir lors des obsèques quelques jours plus tard à Edinburgh.

La stèle est fleurie par la traditionnelle couronne de coquelicots britannique, déposée par Mr Miller représentant de la RAF au consulat britannique.

Nous avions identifié le premier maillon d’une chaîne et bientôt tout s’est accéléré. J’ai transmis tous mes éléments en mairie et Mr DUBUS a écrit à Jacqueline qui fut enchantée de notre projet et accepta d’être présente à la cérémonie. Elle avait également une adresse en Espagne du Frère du pilote, vétéran de la RAF lui aussi. Elle était aussi en contact depuis plus d’une dizaine d’années avec Norbert Greuet qui était un jeune habitant de Lihons en Santerre où se trouvait basé le Squadron 57 en 1940. Le contact établi avec Norbert fut sensationnel. Il était très ami avec le Sergeant Samuel Frank Simmons qui logeait à l’époque dans le village, et il avait fait ses recherches personnelles depuis des années. Il détenait également l’adresse du fils de l’observateur, fermier aux Orcades !

Nous n'avons pas reçu le moindre centime de subvention du département, de la région ou des collectivités locales pour la stèle. Une tombola avec deux baptêmes de l'air pour lot a permis de la financer. Les matériaux de support furent fournis par un artisan maçon du village et la mise en place de la pierre fut effectuée par des habitants de la commune. Qu'ils en soient ici remerciés.

La boucle était bouclée et les recherches terminées au début de 2010. Il restait maintenant à tout organiser : L’accueil des familles, une commémoration fixée au 22 mai, jour anniversaire du crash, l’érection d’une stèle à la mémoire de l’équipage et une exposition retraçant la sombre période de la bataille de France. Chacun s’est alors énormément investi et l’engouement était présent dans tout le village. L’exposition qu’on voulait simple et évocatrice put être montée par mes soins avec l’appui de la municipalité, le support d’Hughes chevalier et l’aide de Norbert, Jean Marie et Philippe pour le prêt de certaines pièces de collection.

Les descendants tenant le drapeau britannique.

Samedi 22 mai, la journée est un succès et le beau temps est au rendez-vous ! La cérémonie débute au cimetière sous un soleil radieux. Jacqueline Stewart, fille du mitrailleur Georges Pirie nous a fait l’honneur de sa présence avec son fils Lewis mais aussi Rebecca Saunders, la nièce du pilote accompagnée de ses enfants. Enfin, le fils de Samuel Frank Simmons pris par un travail énorme dans son exploitation avait demandé à Norbert de le représenter à Haucourt. Nous avions donc des représentants pour chaque membre de l’équipage du Blenheim L9184. La BA 103 de Cambrai avait fourni un piquet d’honneur. De nombreux cadres sans troupes réservistes au 6° RCS de Douai, Catherine Génisson, députée de la 2ème circonscription, Martial Stienne, conseiller général, Pierre Georget président d’Osartis et conseiller régional et de nombreux maires des communes voisines, des délégations d’anciens combattants, des gardes d’honneur du cimetière national de Notre Dame de Lorette nous avaient fait l’honneur de leur présence.

La petite exposition, dans la salle des fêtes a connu un franc succès.

Après un hommage au cimetière, un vibrant « aux morts » exécuté par l’harmonie d’Ecourt St Quentin, il y eut un moment d’émotion quand chacun entendit, entre les deux hymnes le bruit d’un petit avion à moteur qui fendait le ciel et le silence. Cet appareil, était piloté par Mr Maroille qui, fort gentiment avait proposé un passage au dessus de la commune. Enfin, juste à côté du monument aux morts du village, les descendants de l’équipage dévoilèrent la stèle commémorative. Après un émouvant « amazing grace » et « god bless » chanté magistralement par la nièce du maire, les invités assistèrent à l’inauguration de l’exposition lors d’un vin d’honneur.

Tableaux évocateurs chronologiques...

L’expo est restée ouverte du vendredi 21 au lundi 24 mai. Elle a permis d’accueillir l’école d’Haucourt, plusieurs centaines de personnes et certaines personnalités très marquantes comme André Coillot, ancien président du souvenir français et également écrivain pionnier de l’histoire de la région arrageoise durant la seconde guerre mondiale. André est l’auteur de 5 livres sur le sujet. J’ai été très touché et honoré de sa présence et de ses encouragements.

Matériels de la campagne de 1940...

Encore du matériel ...

Tableau souvenir de la dernière mission du Blenheim L9184...

Mannequins sur la scène...

Rien n'a manqué pour célébrer ce bel événement.

Lundi, nous avons eu la surprise de recevoir André Coilliot, président d'honneur du souvenir Français et écrivain passionné de la seconde guerre dans notre région.

Aujourd’hui les familles sont reparties vers l’Espagne et l’Angleterre. Jacqueline et Lewis avant leur départ nous avaient demandé si l’on pouvait passer par Roeux, à quelques kilomètres d’Haucourt, afin de déposer un bouquet de fleurs sur la tombe de leur grand oncle. Cet officier des Gordon Highlanders, repose depuis le 23 avril 1917 au Brown’s Copse Cemetery. Il est tombé devant Roeux durant la seconde bataille de la Scarpe. Derniers moments d’émotions, quelques larmes sur un quai de gare, Jacqueline et Lewis promettent de revenir. Notre hommage aux trois aviateurs et à leurs descendants a été apprécié et seul celà compte. Que de magnifiques souvenirs ! Mais tout bon moment a une fin et l’expo a été démontée avec un petit pincement au cœur, lundi dans la soirée.

Brown's Copse Cemetery, Roeux. Jacqueline dépose un bouquet sur la tombe de son grand oncle, le 2nd Lt William Francis Outram Anderson, du 4th Bn Gordon Highlanders (154th Brigade, 51st Highland Inf. Division), tombé à Roeux le 23/04/17.

Personnellement je voulais montrer qu’on pouvait faire mentir St Exupéry, autre aviateur et écrivain au destin tragique. Celui-ci avait dit :
-« Le soldat n’est pas un homme de violence ; il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes .Son métier est d’aller sans faille au bout de sa parole, tout en sachant qu’il est voué à l’oubli « .

Jacqueline et Lewis, fille et petit fils de George Ross Pirie avec Norbert Greuet, entourés par toute ma petite tribu...

Aujourd’hui, 70 ans après le drame, l’action conjointe de tout un village a permis de préserver de l’oubli Roi Leonard Saunders, Samuel Frank Simmons et George Ross Pirie.

A suivre …

Yokosuka D4Y2-S

  Yokosuka D4Y2-S

 

Maquette Fujimi au 1/72e

Bref historique :

Arrivés en unité de combat à la fin de l’année 1943, les bombardiers tactiques D4Y « Suisei » se distinguent rapidement par leurs performances hors-pair, atteignant parfois celles des chasseurs occidentaux sensés les intercepter. Une telle chose est cependant nécessaire, si l’on juge l’importance de la progression technique américaine, qui dépasse désormais de très loin celle du Japon. La situation ne va pas en s’arrangeant, puisqu’à l’hiver 1944/1945 débute le pilonnage systématique de la métropole japonaise par les B29 de Le May. La défense face à de tels raids s’annonce sinon désespérée, du moins ardue et incertaine. Les quelques chasseurs de nuit J1N1 « Gecko » disponibles sont effectivement trop peu nombreux pour parer le flot croissant de quadrimoteurs. Divers expédients sont alors trouvés en transformant en chasseurs quelques appareils initialement destinés à la reconnaissance ou au bombardement. C’est à ce moment-là que l’on retrouve le Yokosuka D4Y, qui est sélectionné par Yasuna Kozono (père de la chasse de nuit japonaise, qui a déjà « sévi » avec le J1N1) pour servir comme un de ces « défenseurs de l’empire ». La conversion est alors des plus simple et consiste à monter en diagonale et dans l’habitacle, un canon Type 99 de 20mm. Un tel montage, imitant le concept germanique de « Schrage Musik », permet à l’appareil d’atteindre le ventre relativement peu protégé des bombardiers, sans s’exposer au redoutable mitrailleur arrière. Produits par conversion, à raison de deux ou trois exemplaires, les appareils sont affectés au 302e Kokutai. A l’image de ce qui s’était déjà produit avec un autre appareil analogue – Le C6N Saiun – les résultats ne sont pas au rendez-vous, un seul B29 étant revendiqué comme abattu, un autre étant endommagé. Deux appareils sont saisis et abondamment photographiés par les Américains, à la fin de la guerre. 

 La maquette Fujimi :

La maquette Fujimi constitue l’une des deux références modernes disponibles à ce jour pour la représentation du Suisei, et la seule en ce qui concerne la version choisie. Agréablement moulée en creux, elle est cependant affectée d’au moins un défaut grave, à savoir une absence quasi-complète de détails pour le poste de pilotage. Un tel état de fait est d’autant plus regrettable que la documentation sur l’appareil se trouve plutôt riche et aisée à exploiter pour une firme basée au Japon. Pour autant, le montage ne représente aucun souci majeur et le défaut précité corrigé au moyen d’un « scratchage » intensif (avec notamment la reconstruction quasi-complète du poste de pilotage).

 

Le montage :

Le poste de pilotage, réalisé par mes soins. Sont utilisés différents cartons et chutes de plastiques, afin de réaliser un ensemble le plus convaincant possible.

 

Gros plan sur le compartiment de l’observateur. Notez les bouteilles d’oxygène, à gauche, réalisées en grappe de plastique et mises en forme à l’aide d’une lime.

 

Cette vue nous dévoile le tableau de bord du pilote. Les culasses des mitrailleuses ont également été rajoutées.

 

Vue macro – hélas de qualité fort moyenne  – qui dévoile le poste de pilotage une fois achevé.

 

Cette autre vue dévoile le poste de l’observateur, également terminé.

 

Vue ¾ avant de l’appareil, après mise en peinture et finitions.

 

Le D4Y était indéniablement un superbe appareil, dont les performances pouvaient tenir en respect F4F et Spitfire. Hélas pour les Japonais, il arriva bien trop tard pour avoir un quelconque impact sur les évènements.

 

La peinture verte des appareils japonais avait la particularité de s’écailler très vite. Cela entraînait l’apparition de nombreuses éraillures, ici symbolisées par des aplats de peintures « allu » de marque  » Model Master  » .

 

Gros plan sur l’une des particularités de l’appareil, le canon de 20mm Type 99, orienté obliquement afin de toucher le ventre peu protégé des B29. 

La vue sépia qui s’impose, donnant un aspect « authentique » à la chose.

 

 

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Pierre Grasser

Sturmpanzer IV, Hongrie 1945.

Sturmpanzer IV, Hongrie 1945.

Photos et texte : Pierre Grasser

Historique de l’engin :

Connaissant de nombreux revers dans les combats urbains, les Allemands se lancent dès l’année 1940, dans la construction plus ou moins heureuse d’engins, conçus pour faire face à ce type de situation. Apparaissent tout d’abord de véritables « bricolages », comme le très improvisé 15cm SiG33 auf Pz I Fahrgestellt, puis des blindés d’avantage réfléchis comme le Grille ausf H ou encore le Sturminfanteriegeschütz 33B. Ces canons d’assaut, pour satisfaisant qu’ils sont dans l’absolu, soufrent cependant d’une protection très insuffisante, notamment face aux tirs plongeants caractérisant les combats dans les cités. Un nouvel engin est alors conçut par Alkett à la fin de l’année 1942, résultant de la pose d’un canon SiG 33 sur un châssis de Panzer IV, le tout enveloppé par une très épaisse casemate. Rapidement commandé à hauteur de 60 exemplaires, le canon d’assaut connaît ses premiers engagements dans le secteur du saillant de Koursk, en juillet 1943. Ses engagements par trop précoces entraînent un lot de modifications, à l’instar de l’ajout d’une mitrailleuse venant défendre son secteur avant. Quelques engins des productions initiales sont cependant encore en service à l’extrême fin de la guerre, comme par exemple dans la s.Pz.abt 219, qui est engagée en Hongrie en mars 1945.

La maquette Italeri :

Mixant un châssis du vieux Pz IV Esci avec une casemate moderne joliment détaillée, le kit Italeri apparaît comme un patchwork somme toute moyennement intéressant au vu de son prix. Pour autant, juste de forme, il constitue une bonne base pour qui veut se lancer dans la construction de l’engin au 1/72. Certaines pièces conviennent d’être remplacées (le cric notamment, de même que les phares), pendant que d’autres doivent être tout simplement fabriquées (les rails de soutien des Schürzen). On dispose cependant, après un assemblage et une mise en peinture assez longue, d’un modèle tout à fait honnête, qui n’a rien à envier à d’éventuels concurrents asiatiques.

Vu de face, la maquette restitue tout à fait l’aspect massif du Sturmpanzer. Un possible surdimensionnement du tube est cependant possible (à l’origine, il s’agit d’un tube de 15cm).

Cette vue ¾ avant dévoile la livrée de l’engin, faite de grands aplats de peintures vert foncé et de brun-rouge, caractéristiques des engins allemands de cette fin de conflit. Le « 110 blanc » appartenait à la Sturm-Panzer-Abteilung 219, il fut détruit/sabordé dans un village hongrois, au début du mois de mars 1945.

La redoutable pièce de 15cm. Son vécu est simulé par un brossage à sec de pigments métalliques Model Master.

Le secteur arrière du blindé, avec les éléments de Panzer IV clairement reconnaissables.

Un léger lavis brun (en 29 humbroll) vient simuler l’accumulation de poussière sur l’engin, pendant que les lignes de structures sont, elles, soulignées à l’encre de Chine.

Montage en sépia d’une des photos de la maquette. L’aspect réaliste rend honneur à cette maquette, dont certains éléments datent de plus d’une trentaine d’année.

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Kitzingen 1945, Focke-Wulf Fw 190 A-8

 

Kitzingen 1945, Focke-Wulf Fw 190 A-8

Par « Panzerblitz »

 

Combattant au dessus de la Tchécoslovaquie à partir de la mi-avril 1945, la SG.2 se voit contrainte à la rédition par la capitulation allemande du 8 mai 1945. Le major Karl Kennel, Gruppenkommandeur du II/SG2, craignant une incarcération en Union Soviétique, décide alors de fuir vers un terrain tenu par les forces armées américaines. Ce mouvement est imité par 6 autres pilotes – dont le célèbre H.U.Rudel – et amène le major Kennel sur le terrain de Kitzingen. Afin que son appareil, un chasseur Fw 190 A-8, ne tombe en des mains américaines, le major Kennel l’endommage lourdement lors de l’atterrissage. L’appareil n’est par la suite pas réparé, et sera promptement ferraillé.

La maquette Revell :

Avec quelques vingt-cinq réalisations de modèles réduits de ce fabuleux chasseur ,je ne pouvais m’empêcher de m’attaquer à l’appareil de Kennel. La maquette Revell au 1/72 du Fw 190 A-8 cumule les avantages et les superlatifs. Elle est en effet la plus détaillée du marché, la plus disponible, mais aussi – et ce n’est pas un détail – la moins chère.

N’ayant pas de photos disponible du montage ,je vous dévoile ce cliché plongeant de la maquette terminée. Comme nous pouvons le constater, le camouflage original (RLM 76 dessous, RLM 75 et 83 pour le dessus) se voit complété de splinter que j’identifie comme du RLM 81 (sans doute une variante brun-rouge étant donné le caractère assombri des splinter sur les photos noir et blanc).

Un autre cliché, cette fois-ci pris de face, qui nous dévoile la magnifique ergonomie de ce chasseur affecté à une unité d’attaque au sol (pendant que des unités de chasse, en cette fin de guerre, recevaient des appareils d’attaque au sol). La teinte sépia n’est pas naturelle et fut ajoutée par votre serviteur.

 

Cette vue des raccords karman permet d’observer le travail de masquage et le jeu des peintures, dont certaines – les splinter de RLM 81 – recouvrent les marquages de servitudes.

Autre particularité mainte fois représentée sur les nombreux profils dédiés à l’appareil, la Balkenkreuz à moitié recouverte par les splinter. Ces tristes livrées s’expliquent cependant facilement par les évènements de février et de mars 1945, au cours desquels les deux tiers de la SG.2 furent décimés par des attaques au sol alliées .

 

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Bishop Self Propelled Gun Mk I

Bishop Self Propelled Gun Mk I

Par « Panzerblitz »

Bref historique :

Si l’armée britannique de 1939-1940 possédait un certain nombre de régiments d’artillerie correctement motorisés, ces derniers s’avéraient absolument incapables d’accompagner les blindés sur des sols peu porteurs, pas plus qu’ils n’étaient capables de s’adapter aux rapides évolutions tactiques des champs de bataille. La solution à ces lacunes venait d’elle même : la motorisation des pièce d’artillerie, qui allaient désormais reposer non pas sur un châssis à roues, mais chenillé et blindé. Contactée pour la production d’un tel engin début 1941, la firme Birmingham Carriage and Wagon Company proposa un prototype sur châssis de char Valentine Mk II, doté du célèbre obusier de 25 pounder. L’engin ainsi proposé était ainsi aisément reconnaissable du fait de son imposante casemate, protégeant pièce et servants, blindée à hauteur de 8mm. L’urgence de la situation obligea les Britanniques à commander l’engin en série, malgré quelques défauts notables tels que le peu de place alloué à l’équipage, la trop grande silhouette et le trop haut centre de gravité de l’engin. Produit a hauteur de 160 exemplaires de novembre 1941 à la mi-1943, l’engin allait connaître une assez courte carrière en se faisant connaître sous le sobriquet de Bishop (l’évêque). Engagés lors de la campagne d’El Alamein, puis quelques mois plus tard en Sicile, les Bishop allaient rester imparfaits et en sous-effectif. A la fin de l’année 1943, l’ensemble des Bishop avaient disparu de la ligne de front, remplacés par les forts récents M7 Priest.

Possédant depuis quelques temps le kit Italeri au 1/72e, j’ai choisi la représentation d’un engin du 142nd Field regiment. Contrairement à ce qu’indique la notice, cette unité n’appartenait pas à la 23rd brigade, mais au 5th Army Group Royal Artillery lorsqu’elle fut engagée en Sicile au mois de juillet 1943.

La maquette Italeri se base sur un châssis de Valentine de la marque Esci, qui commence a dater, si l’on en juge le nombre de lignes de structure représentés en relief. La silhouette globale de l’engin est cependant très correctement restituée.

Gros plan sur la casemate qui apparaît ici dans toute sa disproportion. Il faut cependant noter que les équipages se plaignaient fort souvent des conditions de travail effroyables dans ces engins, coincés qu’ils étaient dans cet agglomérat de tôles surchauffées par le soleil nord-africain.

Cette casemate se révèle par ailleurs d’une rusticité notable, comme souvent pour les engins de cette catégorie (comme, par exemple, pour le Sturminfanteriegeschutz 33B). La trappe d’accès et l’épiscope du pointeur sont alors les bienvenus pour « égayer » l’ensemble.

Le fameux canon de 25 pounder. Encore engagée en 2003 au Kurdistan irakien, cette pièce britannique s’est avérée l’une des meilleures du second conflit mondial. L’aspect métallique est ici restitué par « dry-brushing », terme ésotérique évoquant le brossage de la pièce avec un soupçon de peinture métallique.

Retrouvez les autres articles de modélisme du forum vert ci dessous :

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Conseils pratiques dans le cadre de la connaissance de contenus illicites

Le monde Internet véhicule de nombreux contenus, il est regrettable, mais non moins étonnant de s’apercevoir que l’antisémitisme et la promotion du nazisme sont aussi présents sur Internet.

La difficulté de rendre inaccessible les contenus illicites tels que l’antisémitisme s’explique par la complexité de contrôler Internet, puisque celui-ci repose sur un espace virtuel et non territorial, donnant alors aux législations en vigueur, une moindre force. L’exemple type réside dans l’Affaire Yahoo[1], démontrant l’inefficacité de la loi française, concernant la vente d’objets nazis sur un site Internet localisé aux Etats-Unis.

Dès lors, bien que la législation française interdit la diffusion de propos racistes et antisémites, tout individu peut accéder à un tel contenu.

Lorsque vous êtes face à un site Internet comportant des propos tombant sous le coup de la loi[2], vous avez la possibilité d’agir de la sorte :

1 : Il s’agit d’un forum de discussion ou d’un site Internet communautaire :

Il existe en principe, dans la page d’accueil du forum en question un lien renvoyant vers une page de signalement d’abus ou une fiche de contact. Vous disposez également de la possibilité de contacter les responsables du forum/ site Internet.

2 : Il s’agit d’un site Internet illicite ou votre signalement auprès du responsable du forum/site
est resté sans effet :

Vous avez la possibilité de contacter l’hébergeur du site Internet. Si celui est situé en France, l’hébergeur est tenu de répondre promptement à un signalement de contenu illicite[3].

Toutefois, ce signalement pour être conforme, doit répondre à un formalisme
strict :

« -la date de la notification ;

-si le notifiant est une personne physique : ses nom, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance ; si le requérant est une personne morale : sa forme, sa dénomination, son siège social et l’organe qui la représente légalement ;

-les nom et domicile du destinataire ou, s’il s’agit d’une personne morale, sa dénomination et son siège social ;

-la description des faits litigieux et leur localisation précise ;

-les motifs pour lesquels le contenu doit être retiré, comprenant la mention des dispositions légales et des justifications de faits ;

-la copie de la correspondance adressée à l’auteur ou à l’éditeur des informations ou activités litigieuses demandant leur interruption, leur retrait ou leur modification, ou la justification de ce que l’auteur ou l’éditeur n’a pu être contacté. »

3 : Vous pouvez tout simplement signaler le site Internet au lien suivant : http://www.pointdecontact.net/

Ce site Internet permet à chacun de signaler tous les contenus illicites dont il a connaissance. Il a pour éditeur l’Association des Fournisseurs d’Accès et de services Internet.

Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire,

Reine

1/Retrouvez la synthèse de l’Affaire Yahoo sur le lien suivant : http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/la-guerre-sur-le-web-f44/l-affaire-yahoo-vente-d-objets-nazis-t5093.htm

2/Loi du 29 juillet 1881 sur
la liberté de la presse ; Loi n°2003-88 du 3 février 2003visant à aggraver les peines punissant les
infractions à caractère raciste, antisémite ou xénophobe ;
Loi n°2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité (…)

3/ Loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004