Archive pour février 2010

Bishop Self Propelled Gun Mk I

Bishop Self Propelled Gun Mk I

Par « Panzerblitz »

Bref historique :

Si l’armée britannique de 1939-1940 possédait un certain nombre de régiments d’artillerie correctement motorisés, ces derniers s’avéraient absolument incapables d’accompagner les blindés sur des sols peu porteurs, pas plus qu’ils n’étaient capables de s’adapter aux rapides évolutions tactiques des champs de bataille. La solution à ces lacunes venait d’elle même : la motorisation des pièce d’artillerie, qui allaient désormais reposer non pas sur un châssis à roues, mais chenillé et blindé. Contactée pour la production d’un tel engin début 1941, la firme Birmingham Carriage and Wagon Company proposa un prototype sur châssis de char Valentine Mk II, doté du célèbre obusier de 25 pounder. L’engin ainsi proposé était ainsi aisément reconnaissable du fait de son imposante casemate, protégeant pièce et servants, blindée à hauteur de 8mm. L’urgence de la situation obligea les Britanniques à commander l’engin en série, malgré quelques défauts notables tels que le peu de place alloué à l’équipage, la trop grande silhouette et le trop haut centre de gravité de l’engin. Produit a hauteur de 160 exemplaires de novembre 1941 à la mi-1943, l’engin allait connaître une assez courte carrière en se faisant connaître sous le sobriquet de Bishop (l’évêque). Engagés lors de la campagne d’El Alamein, puis quelques mois plus tard en Sicile, les Bishop allaient rester imparfaits et en sous-effectif. A la fin de l’année 1943, l’ensemble des Bishop avaient disparu de la ligne de front, remplacés par les forts récents M7 Priest.

Possédant depuis quelques temps le kit Italeri au 1/72e, j’ai choisi la représentation d’un engin du 142nd Field regiment. Contrairement à ce qu’indique la notice, cette unité n’appartenait pas à la 23rd brigade, mais au 5th Army Group Royal Artillery lorsqu’elle fut engagée en Sicile au mois de juillet 1943.

La maquette Italeri se base sur un châssis de Valentine de la marque Esci, qui commence a dater, si l’on en juge le nombre de lignes de structure représentés en relief. La silhouette globale de l’engin est cependant très correctement restituée.

Gros plan sur la casemate qui apparaît ici dans toute sa disproportion. Il faut cependant noter que les équipages se plaignaient fort souvent des conditions de travail effroyables dans ces engins, coincés qu’ils étaient dans cet agglomérat de tôles surchauffées par le soleil nord-africain.

Cette casemate se révèle par ailleurs d’une rusticité notable, comme souvent pour les engins de cette catégorie (comme, par exemple, pour le Sturminfanteriegeschutz 33B). La trappe d’accès et l’épiscope du pointeur sont alors les bienvenus pour « égayer » l’ensemble.

Le fameux canon de 25 pounder. Encore engagée en 2003 au Kurdistan irakien, cette pièce britannique s’est avérée l’une des meilleures du second conflit mondial. L’aspect métallique est ici restitué par « dry-brushing », terme ésotérique évoquant le brossage de la pièce avec un soupçon de peinture métallique.

Retrouvez les autres articles de modélisme du forum vert ci dessous :

http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/le-modelisme-f14/

 

Conseils pratiques dans le cadre de la connaissance de contenus illicites

Le monde Internet véhicule de nombreux contenus, il est regrettable, mais non moins étonnant de s’apercevoir que l’antisémitisme et la promotion du nazisme sont aussi présents sur Internet.

La difficulté de rendre inaccessible les contenus illicites tels que l’antisémitisme s’explique par la complexité de contrôler Internet, puisque celui-ci repose sur un espace virtuel et non territorial, donnant alors aux législations en vigueur, une moindre force. L’exemple type réside dans l’Affaire Yahoo[1], démontrant l’inefficacité de la loi française, concernant la vente d’objets nazis sur un site Internet localisé aux Etats-Unis.

Dès lors, bien que la législation française interdit la diffusion de propos racistes et antisémites, tout individu peut accéder à un tel contenu.

Lorsque vous êtes face à un site Internet comportant des propos tombant sous le coup de la loi[2], vous avez la possibilité d’agir de la sorte :

1 : Il s’agit d’un forum de discussion ou d’un site Internet communautaire :

Il existe en principe, dans la page d’accueil du forum en question un lien renvoyant vers une page de signalement d’abus ou une fiche de contact. Vous disposez également de la possibilité de contacter les responsables du forum/ site Internet.

2 : Il s’agit d’un site Internet illicite ou votre signalement auprès du responsable du forum/site
est resté sans effet :

Vous avez la possibilité de contacter l’hébergeur du site Internet. Si celui est situé en France, l’hébergeur est tenu de répondre promptement à un signalement de contenu illicite[3].

Toutefois, ce signalement pour être conforme, doit répondre à un formalisme
strict :

« -la date de la notification ;

-si le notifiant est une personne physique : ses nom, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance ; si le requérant est une personne morale : sa forme, sa dénomination, son siège social et l’organe qui la représente légalement ;

-les nom et domicile du destinataire ou, s’il s’agit d’une personne morale, sa dénomination et son siège social ;

-la description des faits litigieux et leur localisation précise ;

-les motifs pour lesquels le contenu doit être retiré, comprenant la mention des dispositions légales et des justifications de faits ;

-la copie de la correspondance adressée à l’auteur ou à l’éditeur des informations ou activités litigieuses demandant leur interruption, leur retrait ou leur modification, ou la justification de ce que l’auteur ou l’éditeur n’a pu être contacté. »

3 : Vous pouvez tout simplement signaler le site Internet au lien suivant : http://www.pointdecontact.net/

Ce site Internet permet à chacun de signaler tous les contenus illicites dont il a connaissance. Il a pour éditeur l’Association des Fournisseurs d’Accès et de services Internet.

Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire,

Reine

1/Retrouvez la synthèse de l’Affaire Yahoo sur le lien suivant : http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/la-guerre-sur-le-web-f44/l-affaire-yahoo-vente-d-objets-nazis-t5093.htm

2/Loi du 29 juillet 1881 sur
la liberté de la presse ; Loi n°2003-88 du 3 février 2003visant à aggraver les peines punissant les
infractions à caractère raciste, antisémite ou xénophobe ;
Loi n°2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité (…)

3/ Loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004

Mitsubishi J2M3 Hasegawa 1/72

Mitsubishi J2M3

Par « Panzerblitz »

Maquette Hasegawa au 1/72e

Né au cours de l’année 1939, le concept d’un chasseur naval basé à terre et doté d’une motorisation puissante déboucha sur une série de contrats passé par la marine japonaise avec différents constructeurs aéronautiques. Parmi les plus éminents de ces constructeurs, Mitsubishi s’illustra en proposant le J2M ,bientôt surnommé « Raiden » ,ou « coup de tonnerre ».

Après un vol inaugural en mars 1942 et de nombreuses « maladies de jeunesses», l’avion connu une vie opérationnelle plutôt réussie face aux B-29 qui commençaient a faire leurs apparitions à l’automne 1944 dans le ciel japonais .

La version J2M3 ,sujet de cette étude ,se distinguait par son armement renforcé à désormais 4 canons de 20mm (deux de type Ib et deux de type II), ainsi que par sa structure renforcée permettant de supporter les puissants facteurs de charge. Pilotant sur l’aérodrome de Omura/Nagasaki en mars 1945, le lieutenant Yoshihiro Aoki servait sur le « Raiden » dont je vous présente le montage .

Voilà la paroi du poste de pilotage à l’état brut ,avant la « chirurgie plastique » que je lui ai fait subir.

Et voilà Après …Et grâce à quelques photos de poste de pilotage trouvées dans des revues historique japonaise .

De même ,la plaque du tableau de bord fut repeinte en vert .Gros travail de précision pour peindre entre les cadrans ,c’est du 1/72 !

Et voici le poste de pilotage après « stratchage » intensif. Tout les détails -leviers ,supports de leviers,,dispositif de réglage du palonnier- sont fait « maison ».

Ce qu’on peut entrapercevoir du poste de pilotage ,après assemblage, peinture et diverses peaufinage .Dommage que tant de choses restent cachées !

Notre appareil ,en vue ¾ avant …Et l’occasion d’en apprécier la patine .

Notre appareil tranche largement avec les précédents aéronef produits par Mitsubishi .Il faut dire qu’il marque également l’arrivée d’une nouvelle génération de chasseurs monomoteurs dans la marine japonaise ,tels que les A7M et autres N1K1 .

Un détail très couramment observable sur les appareils japonais est la peinture fortement détériorée laissant transparaître l’aluminium de la structure .Ces éraillures sont bien entendu bien plus fréquentes sur les zones de passages ,de manutention ,ou de travaux structurels (raccords karman ,bords d’attaque ,panneaux d’accès aux canons ).

 

Le forum a son onglet modélisme :

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L’uniforme d’un marin du RBFM

Je vous invite à découvrir rapidement l’uniforme et l’équipement que portait lors de la campagne de France et d’Allemagne, les marins du Régiment Blindé de Fusiliers Marins de la Deuxième Division Blindée de Leclerc. Celui-ci est essentiellement américain, mais quelques « French touchs » et quelques originalités sont à noter.

Par Tayp’

1 – Couvre Chef

– Le bachi montrant leur appartenance à la marine nationale. Il comportait la bande « Marine nationale » dans 95% des cas, mais sont aussi visible les bandes « RBFM » et « Fusiliers Marins »
– Le casque américain M1
– La beanie exclusivement pour le repos

2 – Veste

– La veste M41 est la plus courante dans l’unité aussi bien au combat qu’au repos. Lors des prises d’armes, c’est la seule veste utilisée. En effet c’est le seul vêtement capable de porter les insignes (nous y reviendrons plus bas).
– Le blouson de tankiste, porté au repos et au combat sans les insignes.
– La combinaison HBT ou juste la veste,  portée fréquemment par les marins affectés aux TD. Se porte sans les insignes.
– La chemise moutarde

3 – Brelage

Sa composition et sa formation varie beaucoup d’un soldat à l’autre, mais voici ce qu’on y retrouve.
– Un ceinturon de garand
–  Ou un ceinturon M36 (avec des portes chargeurs USM1)
Gourde US
Pochette pansement
Brelage M36
Holster colt 45 (pour ceux qui ont un pistolet)

4 – Armement

La carabine USM1 crosse pleine, la plus répandue dans l’unité
– La thompson M1A1
Le colt 1911, surtout pour les officiers
– Le garand n’a jamais été utilisé (contrairement à la photo!)

5 – Pantalon

– Le pantalon moutarde; porté avec la M41 lors des prises d’armes
– Le pantalon HBT , en tenue de combat avec la veste HBT

6 – Chaussure

– Les brodequins US avec les guêtres
Les buckel boots en fin de guerre

Annexe

Le port des insignes est assez diversifié dans l’unité. Les insignes de bases sont:
– sur la poitrine droite => l’insigne de la division
– sur la poitrine gauche => l’insigne du régiment
– sur la manche gauche => la banane « fusilier marin » et les ancres
La fourragère a  aussi été porté lors des prises d’armes et des défilés, autour de l’épaule gauche.

Tenue d’un officier du RBFM

Voici des exemples de tenues:

A suivre…

Encore plus d’informations sur l’unité…