Archives de mai 2010

Yokosuka D4Y2-S

  Yokosuka D4Y2-S

 

Maquette Fujimi au 1/72e

Bref historique :

Arrivés en unité de combat à la fin de l’année 1943, les bombardiers tactiques D4Y « Suisei » se distinguent rapidement par leurs performances hors-pair, atteignant parfois celles des chasseurs occidentaux sensés les intercepter. Une telle chose est cependant nécessaire, si l’on juge l’importance de la progression technique américaine, qui dépasse désormais de très loin celle du Japon. La situation ne va pas en s’arrangeant, puisqu’à l’hiver 1944/1945 débute le pilonnage systématique de la métropole japonaise par les B29 de Le May. La défense face à de tels raids s’annonce sinon désespérée, du moins ardue et incertaine. Les quelques chasseurs de nuit J1N1 « Gecko » disponibles sont effectivement trop peu nombreux pour parer le flot croissant de quadrimoteurs. Divers expédients sont alors trouvés en transformant en chasseurs quelques appareils initialement destinés à la reconnaissance ou au bombardement. C’est à ce moment-là que l’on retrouve le Yokosuka D4Y, qui est sélectionné par Yasuna Kozono (père de la chasse de nuit japonaise, qui a déjà « sévi » avec le J1N1) pour servir comme un de ces « défenseurs de l’empire ». La conversion est alors des plus simple et consiste à monter en diagonale et dans l’habitacle, un canon Type 99 de 20mm. Un tel montage, imitant le concept germanique de « Schrage Musik », permet à l’appareil d’atteindre le ventre relativement peu protégé des bombardiers, sans s’exposer au redoutable mitrailleur arrière. Produits par conversion, à raison de deux ou trois exemplaires, les appareils sont affectés au 302e Kokutai. A l’image de ce qui s’était déjà produit avec un autre appareil analogue – Le C6N Saiun – les résultats ne sont pas au rendez-vous, un seul B29 étant revendiqué comme abattu, un autre étant endommagé. Deux appareils sont saisis et abondamment photographiés par les Américains, à la fin de la guerre. 

 La maquette Fujimi :

La maquette Fujimi constitue l’une des deux références modernes disponibles à ce jour pour la représentation du Suisei, et la seule en ce qui concerne la version choisie. Agréablement moulée en creux, elle est cependant affectée d’au moins un défaut grave, à savoir une absence quasi-complète de détails pour le poste de pilotage. Un tel état de fait est d’autant plus regrettable que la documentation sur l’appareil se trouve plutôt riche et aisée à exploiter pour une firme basée au Japon. Pour autant, le montage ne représente aucun souci majeur et le défaut précité corrigé au moyen d’un « scratchage » intensif (avec notamment la reconstruction quasi-complète du poste de pilotage).

 

Le montage :

Le poste de pilotage, réalisé par mes soins. Sont utilisés différents cartons et chutes de plastiques, afin de réaliser un ensemble le plus convaincant possible.

 

Gros plan sur le compartiment de l’observateur. Notez les bouteilles d’oxygène, à gauche, réalisées en grappe de plastique et mises en forme à l’aide d’une lime.

 

Cette vue nous dévoile le tableau de bord du pilote. Les culasses des mitrailleuses ont également été rajoutées.

 

Vue macro – hélas de qualité fort moyenne  – qui dévoile le poste de pilotage une fois achevé.

 

Cette autre vue dévoile le poste de l’observateur, également terminé.

 

Vue ¾ avant de l’appareil, après mise en peinture et finitions.

 

Le D4Y était indéniablement un superbe appareil, dont les performances pouvaient tenir en respect F4F et Spitfire. Hélas pour les Japonais, il arriva bien trop tard pour avoir un quelconque impact sur les évènements.

 

La peinture verte des appareils japonais avait la particularité de s’écailler très vite. Cela entraînait l’apparition de nombreuses éraillures, ici symbolisées par des aplats de peintures « allu » de marque  » Model Master  » .

 

Gros plan sur l’une des particularités de l’appareil, le canon de 20mm Type 99, orienté obliquement afin de toucher le ventre peu protégé des B29. 

La vue sépia qui s’impose, donnant un aspect « authentique » à la chose.

 

 

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Pierre Grasser

Sturmpanzer IV, Hongrie 1945.

Sturmpanzer IV, Hongrie 1945.

Photos et texte : Pierre Grasser

Historique de l’engin :

Connaissant de nombreux revers dans les combats urbains, les Allemands se lancent dès l’année 1940, dans la construction plus ou moins heureuse d’engins, conçus pour faire face à ce type de situation. Apparaissent tout d’abord de véritables « bricolages », comme le très improvisé 15cm SiG33 auf Pz I Fahrgestellt, puis des blindés d’avantage réfléchis comme le Grille ausf H ou encore le Sturminfanteriegeschütz 33B. Ces canons d’assaut, pour satisfaisant qu’ils sont dans l’absolu, soufrent cependant d’une protection très insuffisante, notamment face aux tirs plongeants caractérisant les combats dans les cités. Un nouvel engin est alors conçut par Alkett à la fin de l’année 1942, résultant de la pose d’un canon SiG 33 sur un châssis de Panzer IV, le tout enveloppé par une très épaisse casemate. Rapidement commandé à hauteur de 60 exemplaires, le canon d’assaut connaît ses premiers engagements dans le secteur du saillant de Koursk, en juillet 1943. Ses engagements par trop précoces entraînent un lot de modifications, à l’instar de l’ajout d’une mitrailleuse venant défendre son secteur avant. Quelques engins des productions initiales sont cependant encore en service à l’extrême fin de la guerre, comme par exemple dans la s.Pz.abt 219, qui est engagée en Hongrie en mars 1945.

La maquette Italeri :

Mixant un châssis du vieux Pz IV Esci avec une casemate moderne joliment détaillée, le kit Italeri apparaît comme un patchwork somme toute moyennement intéressant au vu de son prix. Pour autant, juste de forme, il constitue une bonne base pour qui veut se lancer dans la construction de l’engin au 1/72. Certaines pièces conviennent d’être remplacées (le cric notamment, de même que les phares), pendant que d’autres doivent être tout simplement fabriquées (les rails de soutien des Schürzen). On dispose cependant, après un assemblage et une mise en peinture assez longue, d’un modèle tout à fait honnête, qui n’a rien à envier à d’éventuels concurrents asiatiques.

Vu de face, la maquette restitue tout à fait l’aspect massif du Sturmpanzer. Un possible surdimensionnement du tube est cependant possible (à l’origine, il s’agit d’un tube de 15cm).

Cette vue ¾ avant dévoile la livrée de l’engin, faite de grands aplats de peintures vert foncé et de brun-rouge, caractéristiques des engins allemands de cette fin de conflit. Le « 110 blanc » appartenait à la Sturm-Panzer-Abteilung 219, il fut détruit/sabordé dans un village hongrois, au début du mois de mars 1945.

La redoutable pièce de 15cm. Son vécu est simulé par un brossage à sec de pigments métalliques Model Master.

Le secteur arrière du blindé, avec les éléments de Panzer IV clairement reconnaissables.

Un léger lavis brun (en 29 humbroll) vient simuler l’accumulation de poussière sur l’engin, pendant que les lignes de structures sont, elles, soulignées à l’encre de Chine.

Montage en sépia d’une des photos de la maquette. L’aspect réaliste rend honneur à cette maquette, dont certains éléments datent de plus d’une trentaine d’année.

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