Archive for the ‘ Modélisme ’ Category

Yokosuka D4Y2-S

  Yokosuka D4Y2-S

 

Maquette Fujimi au 1/72e

Bref historique :

Arrivés en unité de combat à la fin de l’année 1943, les bombardiers tactiques D4Y « Suisei » se distinguent rapidement par leurs performances hors-pair, atteignant parfois celles des chasseurs occidentaux sensés les intercepter. Une telle chose est cependant nécessaire, si l’on juge l’importance de la progression technique américaine, qui dépasse désormais de très loin celle du Japon. La situation ne va pas en s’arrangeant, puisqu’à l’hiver 1944/1945 débute le pilonnage systématique de la métropole japonaise par les B29 de Le May. La défense face à de tels raids s’annonce sinon désespérée, du moins ardue et incertaine. Les quelques chasseurs de nuit J1N1 « Gecko » disponibles sont effectivement trop peu nombreux pour parer le flot croissant de quadrimoteurs. Divers expédients sont alors trouvés en transformant en chasseurs quelques appareils initialement destinés à la reconnaissance ou au bombardement. C’est à ce moment-là que l’on retrouve le Yokosuka D4Y, qui est sélectionné par Yasuna Kozono (père de la chasse de nuit japonaise, qui a déjà « sévi » avec le J1N1) pour servir comme un de ces « défenseurs de l’empire ». La conversion est alors des plus simple et consiste à monter en diagonale et dans l’habitacle, un canon Type 99 de 20mm. Un tel montage, imitant le concept germanique de « Schrage Musik », permet à l’appareil d’atteindre le ventre relativement peu protégé des bombardiers, sans s’exposer au redoutable mitrailleur arrière. Produits par conversion, à raison de deux ou trois exemplaires, les appareils sont affectés au 302e Kokutai. A l’image de ce qui s’était déjà produit avec un autre appareil analogue – Le C6N Saiun – les résultats ne sont pas au rendez-vous, un seul B29 étant revendiqué comme abattu, un autre étant endommagé. Deux appareils sont saisis et abondamment photographiés par les Américains, à la fin de la guerre. 

 La maquette Fujimi :

La maquette Fujimi constitue l’une des deux références modernes disponibles à ce jour pour la représentation du Suisei, et la seule en ce qui concerne la version choisie. Agréablement moulée en creux, elle est cependant affectée d’au moins un défaut grave, à savoir une absence quasi-complète de détails pour le poste de pilotage. Un tel état de fait est d’autant plus regrettable que la documentation sur l’appareil se trouve plutôt riche et aisée à exploiter pour une firme basée au Japon. Pour autant, le montage ne représente aucun souci majeur et le défaut précité corrigé au moyen d’un « scratchage » intensif (avec notamment la reconstruction quasi-complète du poste de pilotage).

 

Le montage :

Le poste de pilotage, réalisé par mes soins. Sont utilisés différents cartons et chutes de plastiques, afin de réaliser un ensemble le plus convaincant possible.

 

Gros plan sur le compartiment de l’observateur. Notez les bouteilles d’oxygène, à gauche, réalisées en grappe de plastique et mises en forme à l’aide d’une lime.

 

Cette vue nous dévoile le tableau de bord du pilote. Les culasses des mitrailleuses ont également été rajoutées.

 

Vue macro – hélas de qualité fort moyenne  – qui dévoile le poste de pilotage une fois achevé.

 

Cette autre vue dévoile le poste de l’observateur, également terminé.

 

Vue ¾ avant de l’appareil, après mise en peinture et finitions.

 

Le D4Y était indéniablement un superbe appareil, dont les performances pouvaient tenir en respect F4F et Spitfire. Hélas pour les Japonais, il arriva bien trop tard pour avoir un quelconque impact sur les évènements.

 

La peinture verte des appareils japonais avait la particularité de s’écailler très vite. Cela entraînait l’apparition de nombreuses éraillures, ici symbolisées par des aplats de peintures « allu » de marque  » Model Master  » .

 

Gros plan sur l’une des particularités de l’appareil, le canon de 20mm Type 99, orienté obliquement afin de toucher le ventre peu protégé des B29. 

La vue sépia qui s’impose, donnant un aspect « authentique » à la chose.

 

 

La rubrique modélisme de notre forum :

http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/le-modelisme-f14/

 

Pierre Grasser

Sturmpanzer IV, Hongrie 1945.

Sturmpanzer IV, Hongrie 1945.

Photos et texte : Pierre Grasser

Historique de l’engin :

Connaissant de nombreux revers dans les combats urbains, les Allemands se lancent dès l’année 1940, dans la construction plus ou moins heureuse d’engins, conçus pour faire face à ce type de situation. Apparaissent tout d’abord de véritables « bricolages », comme le très improvisé 15cm SiG33 auf Pz I Fahrgestellt, puis des blindés d’avantage réfléchis comme le Grille ausf H ou encore le Sturminfanteriegeschütz 33B. Ces canons d’assaut, pour satisfaisant qu’ils sont dans l’absolu, soufrent cependant d’une protection très insuffisante, notamment face aux tirs plongeants caractérisant les combats dans les cités. Un nouvel engin est alors conçut par Alkett à la fin de l’année 1942, résultant de la pose d’un canon SiG 33 sur un châssis de Panzer IV, le tout enveloppé par une très épaisse casemate. Rapidement commandé à hauteur de 60 exemplaires, le canon d’assaut connaît ses premiers engagements dans le secteur du saillant de Koursk, en juillet 1943. Ses engagements par trop précoces entraînent un lot de modifications, à l’instar de l’ajout d’une mitrailleuse venant défendre son secteur avant. Quelques engins des productions initiales sont cependant encore en service à l’extrême fin de la guerre, comme par exemple dans la s.Pz.abt 219, qui est engagée en Hongrie en mars 1945.

La maquette Italeri :

Mixant un châssis du vieux Pz IV Esci avec une casemate moderne joliment détaillée, le kit Italeri apparaît comme un patchwork somme toute moyennement intéressant au vu de son prix. Pour autant, juste de forme, il constitue une bonne base pour qui veut se lancer dans la construction de l’engin au 1/72. Certaines pièces conviennent d’être remplacées (le cric notamment, de même que les phares), pendant que d’autres doivent être tout simplement fabriquées (les rails de soutien des Schürzen). On dispose cependant, après un assemblage et une mise en peinture assez longue, d’un modèle tout à fait honnête, qui n’a rien à envier à d’éventuels concurrents asiatiques.

Vu de face, la maquette restitue tout à fait l’aspect massif du Sturmpanzer. Un possible surdimensionnement du tube est cependant possible (à l’origine, il s’agit d’un tube de 15cm).

Cette vue ¾ avant dévoile la livrée de l’engin, faite de grands aplats de peintures vert foncé et de brun-rouge, caractéristiques des engins allemands de cette fin de conflit. Le « 110 blanc » appartenait à la Sturm-Panzer-Abteilung 219, il fut détruit/sabordé dans un village hongrois, au début du mois de mars 1945.

La redoutable pièce de 15cm. Son vécu est simulé par un brossage à sec de pigments métalliques Model Master.

Le secteur arrière du blindé, avec les éléments de Panzer IV clairement reconnaissables.

Un léger lavis brun (en 29 humbroll) vient simuler l’accumulation de poussière sur l’engin, pendant que les lignes de structures sont, elles, soulignées à l’encre de Chine.

Montage en sépia d’une des photos de la maquette. L’aspect réaliste rend honneur à cette maquette, dont certains éléments datent de plus d’une trentaine d’année.

La rubrique modélisme de notre forum :

http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/le-modelisme-f14/

Kitzingen 1945, Focke-Wulf Fw 190 A-8

 

Kitzingen 1945, Focke-Wulf Fw 190 A-8

Par « Panzerblitz »

 

Combattant au dessus de la Tchécoslovaquie à partir de la mi-avril 1945, la SG.2 se voit contrainte à la rédition par la capitulation allemande du 8 mai 1945. Le major Karl Kennel, Gruppenkommandeur du II/SG2, craignant une incarcération en Union Soviétique, décide alors de fuir vers un terrain tenu par les forces armées américaines. Ce mouvement est imité par 6 autres pilotes – dont le célèbre H.U.Rudel – et amène le major Kennel sur le terrain de Kitzingen. Afin que son appareil, un chasseur Fw 190 A-8, ne tombe en des mains américaines, le major Kennel l’endommage lourdement lors de l’atterrissage. L’appareil n’est par la suite pas réparé, et sera promptement ferraillé.

La maquette Revell :

Avec quelques vingt-cinq réalisations de modèles réduits de ce fabuleux chasseur ,je ne pouvais m’empêcher de m’attaquer à l’appareil de Kennel. La maquette Revell au 1/72 du Fw 190 A-8 cumule les avantages et les superlatifs. Elle est en effet la plus détaillée du marché, la plus disponible, mais aussi – et ce n’est pas un détail – la moins chère.

N’ayant pas de photos disponible du montage ,je vous dévoile ce cliché plongeant de la maquette terminée. Comme nous pouvons le constater, le camouflage original (RLM 76 dessous, RLM 75 et 83 pour le dessus) se voit complété de splinter que j’identifie comme du RLM 81 (sans doute une variante brun-rouge étant donné le caractère assombri des splinter sur les photos noir et blanc).

Un autre cliché, cette fois-ci pris de face, qui nous dévoile la magnifique ergonomie de ce chasseur affecté à une unité d’attaque au sol (pendant que des unités de chasse, en cette fin de guerre, recevaient des appareils d’attaque au sol). La teinte sépia n’est pas naturelle et fut ajoutée par votre serviteur.

 

Cette vue des raccords karman permet d’observer le travail de masquage et le jeu des peintures, dont certaines – les splinter de RLM 81 – recouvrent les marquages de servitudes.

Autre particularité mainte fois représentée sur les nombreux profils dédiés à l’appareil, la Balkenkreuz à moitié recouverte par les splinter. Ces tristes livrées s’expliquent cependant facilement par les évènements de février et de mars 1945, au cours desquels les deux tiers de la SG.2 furent décimés par des attaques au sol alliées .

 

Vous pouvez suivre le fil modélisme du forum en cliquant sur cet URL ;

http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/le-modelisme-f14/

Bishop Self Propelled Gun Mk I

Bishop Self Propelled Gun Mk I

Par « Panzerblitz »

Bref historique :

Si l’armée britannique de 1939-1940 possédait un certain nombre de régiments d’artillerie correctement motorisés, ces derniers s’avéraient absolument incapables d’accompagner les blindés sur des sols peu porteurs, pas plus qu’ils n’étaient capables de s’adapter aux rapides évolutions tactiques des champs de bataille. La solution à ces lacunes venait d’elle même : la motorisation des pièce d’artillerie, qui allaient désormais reposer non pas sur un châssis à roues, mais chenillé et blindé. Contactée pour la production d’un tel engin début 1941, la firme Birmingham Carriage and Wagon Company proposa un prototype sur châssis de char Valentine Mk II, doté du célèbre obusier de 25 pounder. L’engin ainsi proposé était ainsi aisément reconnaissable du fait de son imposante casemate, protégeant pièce et servants, blindée à hauteur de 8mm. L’urgence de la situation obligea les Britanniques à commander l’engin en série, malgré quelques défauts notables tels que le peu de place alloué à l’équipage, la trop grande silhouette et le trop haut centre de gravité de l’engin. Produit a hauteur de 160 exemplaires de novembre 1941 à la mi-1943, l’engin allait connaître une assez courte carrière en se faisant connaître sous le sobriquet de Bishop (l’évêque). Engagés lors de la campagne d’El Alamein, puis quelques mois plus tard en Sicile, les Bishop allaient rester imparfaits et en sous-effectif. A la fin de l’année 1943, l’ensemble des Bishop avaient disparu de la ligne de front, remplacés par les forts récents M7 Priest.

Possédant depuis quelques temps le kit Italeri au 1/72e, j’ai choisi la représentation d’un engin du 142nd Field regiment. Contrairement à ce qu’indique la notice, cette unité n’appartenait pas à la 23rd brigade, mais au 5th Army Group Royal Artillery lorsqu’elle fut engagée en Sicile au mois de juillet 1943.

La maquette Italeri se base sur un châssis de Valentine de la marque Esci, qui commence a dater, si l’on en juge le nombre de lignes de structure représentés en relief. La silhouette globale de l’engin est cependant très correctement restituée.

Gros plan sur la casemate qui apparaît ici dans toute sa disproportion. Il faut cependant noter que les équipages se plaignaient fort souvent des conditions de travail effroyables dans ces engins, coincés qu’ils étaient dans cet agglomérat de tôles surchauffées par le soleil nord-africain.

Cette casemate se révèle par ailleurs d’une rusticité notable, comme souvent pour les engins de cette catégorie (comme, par exemple, pour le Sturminfanteriegeschutz 33B). La trappe d’accès et l’épiscope du pointeur sont alors les bienvenus pour « égayer » l’ensemble.

Le fameux canon de 25 pounder. Encore engagée en 2003 au Kurdistan irakien, cette pièce britannique s’est avérée l’une des meilleures du second conflit mondial. L’aspect métallique est ici restitué par « dry-brushing », terme ésotérique évoquant le brossage de la pièce avec un soupçon de peinture métallique.

Retrouvez les autres articles de modélisme du forum vert ci dessous :

http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/le-modelisme-f14/

 

Mitsubishi J2M3 Hasegawa 1/72

Mitsubishi J2M3

Par « Panzerblitz »

Maquette Hasegawa au 1/72e

Né au cours de l’année 1939, le concept d’un chasseur naval basé à terre et doté d’une motorisation puissante déboucha sur une série de contrats passé par la marine japonaise avec différents constructeurs aéronautiques. Parmi les plus éminents de ces constructeurs, Mitsubishi s’illustra en proposant le J2M ,bientôt surnommé « Raiden » ,ou « coup de tonnerre ».

Après un vol inaugural en mars 1942 et de nombreuses « maladies de jeunesses», l’avion connu une vie opérationnelle plutôt réussie face aux B-29 qui commençaient a faire leurs apparitions à l’automne 1944 dans le ciel japonais .

La version J2M3 ,sujet de cette étude ,se distinguait par son armement renforcé à désormais 4 canons de 20mm (deux de type Ib et deux de type II), ainsi que par sa structure renforcée permettant de supporter les puissants facteurs de charge. Pilotant sur l’aérodrome de Omura/Nagasaki en mars 1945, le lieutenant Yoshihiro Aoki servait sur le « Raiden » dont je vous présente le montage .

Voilà la paroi du poste de pilotage à l’état brut ,avant la « chirurgie plastique » que je lui ai fait subir.

Et voilà Après …Et grâce à quelques photos de poste de pilotage trouvées dans des revues historique japonaise .

De même ,la plaque du tableau de bord fut repeinte en vert .Gros travail de précision pour peindre entre les cadrans ,c’est du 1/72 !

Et voici le poste de pilotage après « stratchage » intensif. Tout les détails -leviers ,supports de leviers,,dispositif de réglage du palonnier- sont fait « maison ».

Ce qu’on peut entrapercevoir du poste de pilotage ,après assemblage, peinture et diverses peaufinage .Dommage que tant de choses restent cachées !

Notre appareil ,en vue ¾ avant …Et l’occasion d’en apprécier la patine .

Notre appareil tranche largement avec les précédents aéronef produits par Mitsubishi .Il faut dire qu’il marque également l’arrivée d’une nouvelle génération de chasseurs monomoteurs dans la marine japonaise ,tels que les A7M et autres N1K1 .

Un détail très couramment observable sur les appareils japonais est la peinture fortement détériorée laissant transparaître l’aluminium de la structure .Ces éraillures sont bien entendu bien plus fréquentes sur les zones de passages ,de manutention ,ou de travaux structurels (raccords karman ,bords d’attaque ,panneaux d’accès aux canons ).

 

Le forum a son onglet modélisme :

http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/le-modelisme-f14/